Le jardinier de la nuit

JArdinier de nuit.jpgComme le disait le Publishers Weekly, cet album est «(…) un vrai délice pour les yeux, offrant des illustrations dignes d’être observées encore et encore (…)». À vrai dire, après l’avoir lu et regarder encore et encore cet ouvrage, j’en ai même rêvé plusieurs nuits. Et quels beaux rêves!
L’album s’ouvre sur une illustration monochrome qui donne à voir une rue dans la ville de Grimloch, une petite ville grise comme il en existe des centaines.
Tous absorbés par leur train-train quotidien, les habitants ne se doutent pas que le geste d’un seul homme, posé de nuit en nuit, va bouleverser leur vie.
Seul le petit William sera assez attentif pour découvrir l’identité de cet homme mystérieux dont il deviendra l’héritier.
À la nuit tombée, un jardinier inconnu taille le houppier d’un arbre. Au matin, William et ses voisins découvrent que l’arbre de leur rue est devenu un hibou. Le lendemain, un chat apparait dans la rue voisine. Puis, de rue en rue, un lapin et bien d’autres chefs-d’œuvre, dont un époustouflant dragon, redonnent vie à la ville. De nuit en matin, de page en page, la ville prend des couleurs.
Une nuit, William aperçoit un inconnu au bout de sa rue et décide de le suivre. Si c’était lui le mystérieux jardinier? En complicité avec cet horticulteur créatif, William créera une œuvre fabuleuse et apprendra à changer le monde à sa manière.
Un sublime album qui témoigne allègrement de l’influence de l’art sur la vie d’une communauté. Un album qui fait du bien au cœur, à savourer en famille. Si la vie prenait tout à coup un nouveau sens?

Les Frères Terry et Erin Fan (2017). Le jardinier de la nuit. Toronto: Les Éditions Scholastic.

Sylvain

Ma branche préférée

ma-branche-prefereeUn matin, après une nuit où une tempête de verglas a fait rage, une petite fille s’éveille et découvre que «sa» branche préférée de «son» arbre préféré est cassée.
Ça vous semble trop simple comme point de départ pour une intrigue? Eh bien! Détrompez-vous! Cette simplicité, c’est justement la grande force de cet album.
L’auteure Mireille Messier et l’illustrateur Pierre Prat nous offrent ici une histoire attachante qui nous captive dès les premières pages. On s’y reconnait tout de suite, peu importe notre âge!
Cette branche cassée était plus qu’une simple branche. C’était la branche d’où la petite fille sautait dans son imaginaire, devenant tour à tour son château, sa base d’espion, son bateau.
Devant la détresse de la petite fille, son voisin Monsieur Félix, qui est ébéniste, lui propose de lui montrer comment transformer cette branche cassée en quelque chose de merveilleux! À elle de décider ce que sera ce merveilleux. Ensemble, ils vont transformer ce bout de bois en…
Il faut lire le livre pour le savoir! Sur 150 enfants à qui j’ai présenté ce livre, pas un seul n’a réussi à deviner! Vous voyez que cette intrigue est magnifiquement construite.
Un livre où l’on apprend à transformer une expérience malheureuse en opportunité, à la condition d’oser utiliser son imagination et de s’ouvrir aux propositions que nous tend la vie, même si au premier abord celles-ci nous semblent loufoques ou irréalisables. Osons oser!
Un touchant album, simple, superbement illustré par un Pierre Pratt, qui de mon point de vue, s’est surpassé!

Messier, Mireille (2016). Ma branche préférée (illustré par Pierre Pratt). Toronto: Éditions Scholastic.

Sylvain

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Le Bon petit livre

lebonpetitlivreDans ce magnifique album, à la fois léger et touffu, Kyo Maclear et l’illustratrice Marion Arbona Illustration nous racontent l’histoire d’une rencontre inattendue. Celle d’un petit garçon contrarié et du Bon petit livre.
Une rencontre qui bouleversera la vie de ces deux personnages.
Le petit garçon s’entichera du Bon petit livre au point de le traîner partout, jusqu’au jour où, sans s’en apercevoir, il l’égarera.
Oh! Malheur… Mais qu’adviendra-t-il du Bon petit livre? Pourra-t-il survivre seul? Et que fera le petit garçon sans son livre fétiche? Pour le savoir, il faut lire l’album!
Une histoire qui nous raconte comment naît la passion de la lecture. Une fois le Bon petit livre rencontré, comment ne pas profiter de ce qu’il nous a fait découvrir : le pouvoir des mots et de l’imagination?
Marion Arbona, avec ses illustrations enjouées et envoûtantes, donne à voir l’effet magique d’un bon livre sur notre esprit.
Un très bel album à laisser traîner sur un coin de table ou sur un banc pour l’offrir au passant, ou pourquoi pas sous un oreiller duveteux!

Maclear, Kyo (2016). Le Bon petit livre (illustré par Marion Arbona). Toronto : Éditions Scholastic (traduction de Josée Leduc).

Sylvain 

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