L’enfant qui n’avait jamais vu une fleur

jamaisvudefleur.jpgAndrée-Anne Graton et Oussama Mezher nous proposent une ode à l’espoir!
L’histoire de cet album est toute simple: du fait de son lieu de naissance, la petite Samia n’a jamais vu une fleur. Un vieux monsieur sacrifiera ce qu’il a de plus précieux pour lui faire découvrir la beauté d’un bougainvillier.
La simplicité est le maître mot de ce livre. Car, comment l’auteure aurait-elle pu, sans nous démoraliser à tout jamais, aborder un sujet aussi lourd, laid et déprimant que les camps de réfugiés? Ces lieux sinistres où vivent entassés des centaines de milliers d’humains, dont de nombreux enfants.
Andrée-Anne Graton aborde avec intelligence et finesse tous les aspects de l’horreur de ces camps entourés de barbelés, où les soldats font office d’arbres. Elle plonge au cœur de l’essence humaine, de l’espoir, du pouvoir de l’évocation et du rêve.
Ce livre, vous devez en posséder un exemplaire. Il faut le lire avec tous les enfants de votre entourage. Il sera votre porte d’entrée pour expliquer aux enfants ce qu’ils voient chaque jour à la télé.
Ne soyez pas inquiet, les images de ce livre sont douces, épurées. À vrai dire, ce n’est pas un livre sur les camps de réfugiés, mais plutôt un album sur l’espoir qui naît partout où se croisent les rêves d’un enfant et les souvenirs d’un vieux monsieur.
Un fabuleux éloge de la vie, qui nous donne envie de brasser la cage pour que change notre monde, un petit pot de fleur à la main. Et si demain nous osions semer et planter l’espoir où tout semble gris foncé?
Merci à Andrée-Anne Graton et Oussama Mezher de raviver à notre mémoire le fait qu’un sincère petit geste peut faire toute la différence dans la lutte contre l’horreur!

Gratton, Andrée-Anne (2017). L’enfant qui n’avait jamais vu une fleur (illustré par Oussama Mezher). Montréal: Les Éditions de la Bagnole.

Sylvain