L’araignée

laraigneeLes enfants de votre vie sont intrigués par les petites bestioles croisées, ici et là, au fil des jours? Avec sa série Les petits dégoûtants, Elise Gravel lève le voile avec humour et intelligence sur ces minuscules êtres qui nous entourent.
Cette fois, c’est l’araignée, cette coquine à quatre paires d’yeux, qui voit sa vie dévoilée!
L’araignée est-elle herbivore ou carnivore? Combien pond-elle d’œufs? Dix, trois cents ou mille? Et cette petite dame porte-t-elle des chaussures de princesse? Avec Élise Gravel, tout est possible…
Dessins fantaisistes, matière véridique et propos loufoques s’entrecroisent. Gravel informe et partage sa passion pour les dégoûtants avec un style unique à la fois sérieux et fou.
Les enfants en redemandent. Par chance, la série Les petits dégoûtants ne manque pas de choix. Vous trouverez chez votre libraire : Le pou, Le vers, La mouche, La limace, Le rat et Le crapaud. Des titres aussi savoureux les uns que les autres. Même les grands y trouvent leur compte. Bonne découverte!

Gravel, Élise (2015). L’araignée. Montréal : Éditions la courte échelle.

Sylvain

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Metropolis

metropolisVous rêvez de faire découvrir le monde aux enfants de votre entourage? Voici l’album qu’il vous faut à tout prix!
Metropolis est un documentaire enjoué, baigné d’un humour léger, qui donnera envie aux enfants de tous les âges d’en apprendre plus sur notre monde.
Benoit Tardif nous propose un tour du monde original en nous faisant découvrir les trente-deux villes les plus aimées de notre planète. Au menu: les principales attractions touristiques d’une ville, les immeubles emblématiques, des lieux et des personnages célèbres.
Cet album documentaire est un condensé fabuleux comme j’en ai rarement vu! Nous ne sommes pas du tout dans une approche didactique. On a l’impression de plonger dans le carnet de voyage de Benoit Tardif, bien qu’on glane pourtant, au fil des 65 pages, une quantité phénoménale d’informations.
Pour chaque ville, deux pages où par une légende simple, on apprend en un coup d’œil la population de la ville, la langue qui y est la plus parlée et le pays dans lequel elle se trouve.
Puis, de neuf à douze illustrations épurées, colorées et joyeuses, accompagnées chacune de quelques mots et qui suffisent à dévoiler les secrets de cette cité.
De New York à Stockholm en passant par Montréal, Paris, Johannesburg, Fès et Mexico, on réalise que notre monde est fascinant et qu’il mérite qu’on prenne le temps de découvrir «l’autre», là où il vit.
Un album à laisser trainer partout, à l’école ou à la maison!
Sans oublier qu’il existe exactement le même type de documentaire, mais pour plonger cette fois dans le monde du sport. Il s’intitule Sportorama.

Benoit Tardif  (2015). Metropolis. Montréal: Comme des géants.

Sylvain

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Ma branche préférée

ma-branche-prefereeUn matin, après une nuit où une tempête de verglas a fait rage, une petite fille s’éveille et découvre que «sa» branche préférée de «son» arbre préféré est cassée.
Ça vous semble trop simple comme point de départ pour une intrigue? Eh bien! Détrompez-vous! Cette simplicité, c’est justement la grande force de cet album.
L’auteure Mireille Messier et l’illustrateur Pierre Prat nous offrent ici une histoire attachante qui nous captive dès les premières pages. On s’y reconnait tout de suite, peu importe notre âge!
Cette branche cassée était plus qu’une simple branche. C’était la branche d’où la petite fille sautait dans son imaginaire, devenant tour à tour son château, sa base d’espion, son bateau.
Devant la détresse de la petite fille, son voisin Monsieur Félix, qui est ébéniste, lui propose de lui montrer comment transformer cette branche cassée en quelque chose de merveilleux! À elle de décider ce que sera ce merveilleux. Ensemble, ils vont transformer ce bout de bois en…
Il faut lire le livre pour le savoir! Sur 150 enfants à qui j’ai présenté ce livre, pas un seul n’a réussi à deviner! Vous voyez que cette intrigue est magnifiquement construite.
Un livre où l’on apprend à transformer une expérience malheureuse en opportunité, à la condition d’oser utiliser son imagination et de s’ouvrir aux propositions que nous tend la vie, même si au premier abord celles-ci nous semblent loufoques ou irréalisables. Osons oser!
Un touchant album, simple, superbement illustré par un Pierre Pratt, qui de mon point de vue, s’est surpassé!

Messier, Mireille (2016). Ma branche préférée (illustré par Pierre Pratt). Toronto: Éditions Scholastic.

Sylvain

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La forme de l’écu

lesarmoiries

LA FORME DE L’ÉCU

Vous avez probablement déjà vu des armoiries, ces étranges logos qui décoraient les armures des chevaliers du Moyen Âge. Ceux-ci, masqués par leur heaume (de gros casque en fer), devenaient difficiles à identifier. C’est grâce aux armoiries associées à leur nom  ou à leur maison qu’on pouvait les reconnaître.

Mais les armoiries ne sont pas réservées aux chevaliers disparus, les villes en ont elles aussi, ainsi que les équipes sportives, certains magasins célèbres en ont aussi, et il y en a même parfois sur des boîtes de fromages. Alors même si les fromages ont des blasons, pourquoi pas nous ? Ce que je propose au fil de ces pages,  c’est d’en composer soi-même.

Il y a cependant quelques principes à connaître que l’on nomme les règles de l’héraldique car c’est le mot qui définit la connaissance des armoiries. Si on y regarde de plus près, une armoirie c’est comme un millefeuille conçu en couches. Au niveau de la première couche, il est possible de choisir parmi plusieurs formes de base. Mais toutes les formes peuvent être armoriées. Pensez aux chevaux si élégamment caparaçonnés des preux adversaires en lice (*)

Alors, prennez du papier, un crayon et des ciseaux à bouts ronds, et entraînez-vous à découper des formes d’armoiries qui ont été utilisées au cours des âges, et  si elles ne conviennent pas, inventez votre propre forme.

Lulu

(*) Phrase à haute teneur en vocabulaire : attention à ne pas pas confondre carapace et caparaçon. Les tortues ont une carapace en corne, les chevaux sont revêtus de caparaçons en tissus brodés. Preux est un mot ancien pour dire courageux. Lice est aussi  un très vieux mot qui se rapporte au tournois de la chevalerie médiévale mais a traversé les siècles. Il s’utilise encore souvent pour parler des participants à une compétition sportive.

TARTAN

tartan

Tartan est le nom donné à une étoffe de laine, tissée de carreaux de couleurs et héritée des peuples celtes. Ceux-ci l’utilisaient pour se confectionner des vêtements (kilt, robe, tunique, braies, plaid…). Les premières traces attestant de la fabrication de ce tissu ont été retrouvées en Chine et datent de 5 500 ans. Les plus vieux artefacts archéologiques que nous ayons pu retrouver et conserver ont 2 800 ans. Le tartan est à la mode depuis longtemps !

Le tartan est fait de fils tissés qui se croisent à angle droit. Les fils verticaux constituent la chaîne, ceux horizontaux constituent la trame. En se croisant, les fils donnent un effet différent en fonction de leur couleur. Lorsque les fils de la chaîne et de la trame sont de la même couleur on obtient un carré uni et lorsque les fils sont de couleurs différentes, on obtient un carré hachuré.

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Plus il y a de fils de couleurs différentes, plus il y aura de couleurs unies et de couleurs mélangées car le croisement de deux couleurs en donne une troisième. Il existe une formule mathématique pour calculer le nombre de combinaison de couleurs possibles : il faut multiplier le nombre de fils de couleurs différentes par ce même nombre + 1 et diviser le tout par 2. Dans notre exemple, cela donne 2 x 3 / 2 = 3

Pour décrire ou tisser un tartan, il faut en connaître le « sett ». Un « sett » est une séquence qui indique les différentes couleurs qui composent le motif du tissu, le nombre de fils utilisé pour chacune et l’ordre dans lequel les couleurs sont rangées. Pour tisser un tartan asymétrique, il faut répéter le « sett » tel quel, aussi bien dans la chaîne que dans la trame. Pour un tartan symétrique, il faut inverser le « sett » une fois sur deux, comme si on le regardait dans un miroir en utilisant la dernière couleur comme pivot, c’est-à-dire sans la répéter.

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Par convention, les couleurs sont symbolisées par la première lettre de leur nom en anglais sauf pour le noir dont on prend la dernière pour ne pas confondre avec le bleu.

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Le tartan est-il un signe de reconnaissance ?

Par le passé, les tartans ont servi à distinguer les rangs sociaux par le nombre de couleurs utilisées (sept couleurs pour le roi, six pour le druide, quatre pour le noble…). Le tartan a aussi servi à différencier les habitants par secteurs géographiques, par famille mais à vrai dire, tout le monde s’habillait déjà un peu comme il voulait, et s’échangeait des coupons de tartan pour pouvoir mélanger les motifs et les couleurs. Le tartan que tisse la voisine est plus lumineux que le mien, je vais lui proposer d’échanger de mon rouge contre son jaune ! Au court du XVIIIe siècle (de 1700 à 1799), le port de vêtement en tartan a été interdit par de vieux Anglais grognons qui, pour finir, ont changé d’idée.

Au XIXe siècle (de 1800 à 1899), les tartans ont été associés à la notion de clan suite à la publication d’un livre basé sur des trouvailles archéologiques : le Vestiarium Scoticum. Pour finir, tout ça s’est révélé être faux, mais le livre est vraiment beau et le tartan a repris de la vigueur.

De nos jours, les tartans sont enregistrés en Écosse, dans un registre qui regroupe tous les anciens motifs de tartan ainsi que tous ceux récemment créés. Ce registre est valable pour les tartans du monde entier. Il y a de nouveaux enregistrements presque tous les jours !

On y trouve des tartans qui se réfèrent à des clans, des familles ou des individus, des commémorations d’évènements marquants ou historiques, des territoires ou des nations, des fanfares ou des corps militaires, des clubs, des cercles ou des corporations, des établissements scolaires ou des universités, des marques de commerce ou simplement des motifs à la mode. La liste est longue…

Du tartan, il y en a partout et depuis très longtemps. Il en existe même là où nous n’y penserions pas. Ainsi, la célèbre chemise de bûcheron canadien est taillé dans le Rob Roy-McGregor ! Il en existe donc de très nombreux pour tous et pour tout.

Les possibilités de composition d’un tartan sont infinies et lors des camps numériques de Sylvain et Lulu, il arrive même que les iPads se transforment en métier à tisser de magnifiques tartans numériques !

Lulu

piedtartan

 

Elle sera toujours là

elleseratoujourslaUn album enveloppant comme les bras d’une mère que l’on a aimée. Une mère disparue, mais qui sera toujours là. Thierry Lenain et Manon Gauthier touchent ici l’essence de cette tendresse éternelle qui nous habite.
Une œuvre magnifique construite en un bouquet de souvenirs, tous ces petits gestes quotidiens qui nous ont permis de grandir doucement et d’oser sourire à la vie.
Que l’on ait 4 ou 54 ans, c’est le cœur plein de bienveillance qu’on se laisse porter par les mots délicatement tissés par Lenain et les sublimes illustrations de Gauthier.
Un album d’une simplicité émouvante, désarmante. On n’a qu’une envie, parler de notre mère. Et surtout, lui redire qu’on l’aime, qu’elle soit à nos cotés ou logée en notre cœur. Un livre parfait pour susciter les échanges et les complicités.
Elle sera toujours là est un ouvrage intime… comme une chanson susurrée à l’oreille, un câlin protecteur ou un baiser sur la joue. Laissez-vous aller, ne boudez surtout pas votre plaisir!

Lenain, Thierry (2016). Elle sera toujours là (illustré par Manon Gauthier illustration). Sherbrooke : Éditions D’EUX

Sylvain

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Lili entre deux nids

lilientredeuxnidsVoici un sublime album aux illustrations raffinées, au texte bref et finement taillé. Une pierre précieuse à insérer dans votre bibliothèque familiale.
Justement, c’est de la vie de famille dont il est ici question. Les parents de Lili se sont disputés et elle doit partager sa vie entre deux nids.
Est-ce bien, est-ce mal? Est-ce facile ou compliqué? Inévitablement, cet album ouvrira la discussion entre vous. Ça vous semble lourd? Ne soyez pas inquiets. Cet album est empreint de légèreté, sans aucune longueur. Tout y est juste, traité délicatement avec intelligence et humour tout en étant fort réaliste.
Chez maman? Chez papa? Chez l’un, chez l’autre? Le jour de maman? Le jour de papa? Chaque journée son nid. Et le dimanche? Eh bien! Si le dimanche était le jour de Lili, de ses rêves et de ses envies?
Vous aurez beaucoup de plaisir à lire ce livre avec les enfants. Du lundi au dimanche, de la dispute à la réconciliation souhaitée, des jeux aux apprentissages en passant par les menus familiaux. Tout est là, avec naturel et simplicité.
Avec ce premier livre, la créatrice Jonna Lund Sorensen entre par la grande porte dans la vie des enfants. Tout comme la nouvelle maison d’édition D’EUX qui n’a pas fini de nous surprendre, je vous le promets! Notez bien ces noms.

Lund Sorensen, Jonna (2016). Lili entre deux nids. Sherbrooke: Éditions D’EUX.

Sylvain

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