Les Éditions Alaska

Si, comme moi, vous aimez rigoler un bon coup avec les enfants de votre entourage, vous allez être servis avec les trois sublimes titres publiés, depuis 2016, par une toute petite maison d’édition sise à l’Épiphanie dans la région de Lanaudière: Les Éditions Alaska.

Retenez bien le nom de cette maison qui, pour l’heure, nous propose de savourer en famille, en classe ou entre ami-e-s les titres Le coq qui a perdu son cri, Le lapin qui ne se brossait pas les dents et Le Caniche qui avait peur du coiffeur. Trois albums en réalité augmentée!

Mais qu’est-ce donc qu’un album en réalité augmentée, me direz-vous? C’est très simple: en bas de certaines pages de ces magnifiques albums, vous trouverez un petit logo indiquant que vous pouvez scanner l’image avec votre téléphone intelligent ou votre tablette numérique et une application gratuite que vous aurez préalablement téléchargée.

À partir de là, la réalité éclate! Les images s’animent sous vos yeux avec sons de basse-cour par-ci, cris d’animaux par-là, environnements sonores ailleurs ou chansons délirantes comme dans Le Caniche qui avait peur du coiffeur. De véritables livres multisensoriels. Et comment dire… c’est d’une simplicité géniale! Un mariage parfaitement réussi entre l’album «traditionnel» et les nouvelles technologies.

Vraiment, je lève mon chapeau aux Éditions Alaska. Enfin, des livres du 21e siècle! De vrais bijoux dont on a le plaisir de tourner les pages pour admirer les superbes illustrations de Pelland, tout en profitant d’une technologie exploitée avec intelligence et créativité pour notre plus grand bonheur.

Avant de poursuivre ma chronique, je dois être honnête et vous avouer que c’est mon ami Benoit et sa pléthore de fils qui m’ont fait découvrir ces titres en me disant que je devais les lire à tout prix. Comme ils avaient raison! Je me suis amusé comme un petit fou avec ces livres.

Les textes de Marie-C. Lachance nous révèlent un univers créatif dont on n’a pas fini d’entendre parler. Ses mots simples et efficaces sont brodés d’un humour intelligent. Le travail graphique de Jean-Philippe Daudet est également à souligner.

À eux seuls, les titres résument les intrigues, mais sans en dévoiler les secrets. Le coq qui a perdu son cri nous raconte l’histoire de Clément qui, grâce à son grand-père, saura assumer sa différence. Quant au livre Le lapin qui ne se brossait pas les dents, nous y trouvons Léo, un lapin en apparence tout à fait normal, mais pour lequel, vous aurez compris, ça se gâte rapidement!

Et puis il y a celui à qui j’accorde la palme d’or: Le caniche qui avait peur du coiffeur. Cet album nous plonge dans la vie et les drames de Claudette Royal, superbe caniche qui a horreur de la tondeuse du coiffeur. Pour un caniche, vous imaginez les complications! Je ne veux pas vous dévoiler l’intrigue – de toute façon vous ne me croiriez même pas – mais j’ai tellement ri que mes épaules sautent encore! Vous, les grands, ne boudez surtout pas votre plaisir. Vous allez adorer cet album autant que les enfants. Drôle, intelligent, étonnant, savoureux… autant de qualificatifs que je pourrais inscrire en hashtag clignotants au-dessus de ce livre dont la réalité est plus qu’augmentée. Elle est carrément déjantée! J’ai adoré. Ça paraît, n’est-ce pas?

Pour votre info, les Éditions Alska ont été fondées en 2016 par cinq complices: Ghislain Dufresne et Marie-C. Lachance (tous deux sortis de l’École nationale de l’humour), Mike Pelland (issu des milieux télévisuel et cinématographique), Isabelle Froment (qui vient des milieux de l’animation culturelle, du cinéma et de la production télé) et Jean-Philippe Gaudet (graphiste).

Courrez vite vous procurez ces trois albums!

Sylvain

Lachance, Marie-C. (2016). Le coq qui avait perdu son cri (illustré par Mike Pelland). L’Épiphanie: Éditions Alaska.

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Lachance, Marie-C. (2017). Le lapin qui ne se brossait pas les dents (illustré par Mike Pelland). L’Épiphanie: Éditions Alaska.

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Lachance, Marie-C. (2017). Le caniche qui avait peur du coiffeur (illustré par Mike Pelland). L’Épiphanie: Éditions Alaska.

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