Nos petits mondes

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C’est avec un très grand plaisir que nous vous présentons les deux tomes du recueil de poésie Nos petits mondes, écrits et illustrés par les élèves de l’école Saint-Jean à Besançon (France), à la manière et sous la direction de Sylvain Dodier et Luc Pallegoix.
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Parfois je suis un renard

34306543_10155552232243225_1558827907290234880_nComment vous décrire cet album qui élève l’âme? J’ai lu dans ma carrière des milliers de livres pour les enfants, petits et grands. Celui-ci est dans une case à part. Comme un grand et magnifique arbre magique, dressé dans une clairière cachée au milieu d’une profonde forêt. Ce livre procure l’impression de toucher à un secret essentiel, de vivre une illumination, toute simple, mais fondamentale.

Parfois je suis un renard nous présente, selon la tradition Anishinaabe, les animaux totémiques qui nous rappellent que tous les êtres vivants font partie du même cycle de vie.

Ça a l’air bien sérieux tout ça, n’est-ce pas? Pourtant, cet album est d’une gracieuse légèreté et les illustrations envoûtantes de l’auteure déclenchent instantanément notre imaginaire. Danielle Daniel est une auteure, une artiste et une illustratrice métisse qui a d’ailleurs remporté le prix Marilyn Baillie Picture Book pour la version anglaise de ce livre, son premier album.

Ce dictionnaire «sensitif» nous présente 12 animaux totémiques et, par de petits poèmes, leurs traits dominants. Les enfants s’identifieront spontanément à l’un d’entre eux. Et les parents aussi!

À la fin du livre, l’auteure nous résume en une seule page le rôle que peuvent jouer les animaux totémiques dans la vie des enfants. Vraiment, pourquoi se priver de ces guides qui sont en mesure d’accompagner les enfants tout au long de leur vie?

Cet album ouvre le cœur et l’esprit. Il mérite de trôner dans toutes les classes dans un coffret magique qui aurait été conçu par l’enfant-lapin, créatif, rapide et éveillé, qui grignote ses carottes en bondissant vers de nouvelles aventures!

Daniel, Danielle (2018). Parfois je suis un renard. Toronto: Éditions Scholastic.

Sylvain

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La ballade de l’ours nomade

33528420_10155538478303225_4706122372057399296_nVoici un récit que vous aurez grand plaisir à raconter aux enfants de votre entourage… qui vous demanderont de le raconter encore et encore!

Le texte de Julia Donaldson, une populaire auteure anglaise pour les enfants, est un pur délice! Il rebondit, s’arcboute, glisse et rebondit à nouveau, tout comme l’intrigue.

Dans une classe quelque part dans le monde, «L’Ours Nomade a sa place en haut de l’étagère. Mais il y reste rarement très longtemps solitaire. Les enfants de la classe sont tous ses amis. Chaque week-end, l’un d’entre eux le ramène chez lui. Quand ensemble le lundi ils retournent à l’école, ils racontent à tout le monde leurs aventures folles.».

Et un jour, le petit nouveau de la classe, sans faire exprès, va échapper L’Ours Nomade dans la rue. Nous suivrons l’ourson dans toutes ses péripéties. Et croyez-moi, ce ne sont pas de petites aventures anodines!

Les magnifiques illustrations de Rebecca Cobb, auteure et illustratrice anglaise elle aussi, servent à merveille l’intrigue et ouvrent souvent la porte à des discussions avec les enfants sur la tolérance, l’autre et sa différence, l’écologie, la pêche commerciale, la récupération, le recyclage, la lecture, le vivre-ensemble, etc. À vrai dire, l’air de ne pas y toucher, ce magnifique album, fait pour être raconté, vous ouvre des dizaines de portes à emprunter.

On reconnait la qualité d’une œuvre d’art à sa résonance universelle. La ballade de l’ours nomade est justement de celles qui ont le pouvoir de retentir à travers le monde, du moins dans les pays occidentaux.

Vraiment, de par son intelligente légèreté, ses sous-entendus et son degré de raffinement, cet album est un incontournable pour qui aime lire des histoires aux enfants.

Donaldson, Julia (2017). La ballade de l’ours nomade (illustré par Rebecca Cobb). Paris:  Les Éditions des Éléphants.

Sylvain

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La soupe aux lentilles

32949517_10155522091978225_3440342986771136512_n
Voici un «délicieux» album. D’entrée de jeu, vous me permettrez de souligner les abondantes et magnifiques illustrations de Maurèen Poignonec dont je ne connaissais pas le travail. Des illustrations d’une grande délicatesse, finement ciselées et aux détails savoureux. Un très bel ouvrage!

Si les illustrations de Poignonec sont magnifiques, il en va de même pour le texte bien épicé de Carole Tremblay.

Ce livre est une série de devinettes rigolotes et illustrées. Un jeu de devinettes qui s’enchaînent les unes les autres entre un grand et un petit frère. Un petit frère qui ne cesse de poser de question. C’est fou toutes les questions qui peuvent venir à l’esprit d’un enfant devant un bol de soupe au lentilles un peu trop chaude.

D’où elle vient la soupe? D’où ça vient les lentilles? Les carottes? Les oignons? Tout y passe, même l’origine du sel et du poivre.

On sort de ce livre en ayant bien rigolé. Par exemple, à la question d’où vient le poivre, le petit frère se risquera à créer ces choix de réponse: Est-ce des écailles de dragon moulues? Un mélange de cendres et de piment fort? Des cheveux de sorcière réduits en poudre? Imaginez l’ébullition du cerveau des enfants de votre entourage face à ces choix de réponses!

On sort de cet album en ayant appris plein de choses. Par exemple, toujours pour le poivre, cette plante a été découverte sur une toute petite île. Mais de quel océan? Indien? Pacifique? Atlantique? Il faut lire l’histoire pour le savoir!

Si ce livre était un bol de soupe aux lentilles, je dirais qu’elle est relevée et savoureuse, à s’en «pourlécher les babines»! Un album réussi, à lire collé-collé, car il y a plein de petites illustrations à déguster.

Trembaly, Carole (2017). La soupe aux lentilles (illustré par Maurèen Poignonec). Montréal: Éditions la courte échelle.

Sylvain

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Les Éditions Alaska

32651583_10155512519223225_7186066806941941760_nSi, comme moi, vous aimez rigoler un bon coup avec les enfants de votre entourage, vous allez être servis avec les trois sublimes titres publiés, depuis 2016, par une toute petite maison d’édition sise à l’Épiphanie dans la région de Lanaudière: Les Éditions Alaska.

Retenez bien le nom de cette maison qui, pour l’heure, nous propose de savourer en famille, en classe ou entre ami-e-s les titres Le coq qui a perdu son cri, Le lapin qui ne se brossait pas les dents et Le Caniche qui avait peur du coiffeur. Trois albums en réalité augmentée!

Mais qu’est-ce donc qu’un album en réalité augmentée, me direz-vous? C’est très simple: en bas de certaines pages de ces magnifiques albums, vous trouverez un petit logo indiquant que vous pouvez scanner l’image avec votre téléphone intelligent ou votre tablette numérique et une application gratuite que vous aurez préalablement téléchargée.

À partir de là, la réalité éclate! Les images s’animent sous vos yeux avec sons de basse-cour par-ci, cris d’animaux par-là, environnements sonores ailleurs ou chansons délirantes comme dans Le Caniche qui avait peur du coiffeur. De véritables livres multisensoriels. Et comment dire… c’est d’une simplicité géniale! Un mariage parfaitement réussi entre l’album «traditionnel» et les nouvelles technologies.

Vraiment, je lève mon chapeau aux Éditions Alaska. Enfin, des livres du 21e siècle! De vrais bijoux dont on a le plaisir de tourner les pages pour admirer les superbes illustrations de Pelland, tout en profitant d’une technologie exploitée avec intelligence et créativité pour notre plus grand bonheur.

32543033_10155512519378225_2359404107548065792_nAvant de poursuivre ma chronique, je dois être honnête et vous avouer que c’est mon ami Benoit et sa pléthore de fils qui m’ont fait découvrir ces titres en me disant que je devais les lire à tout prix. Comme ils avaient raison! Je me suis amusé comme un petit fou avec ces livres.

Les textes de Marie-C. Lachance nous révèlent un univers créatif dont on n’a pas fini d’entendre parler. Ses mots simples et efficaces sont brodés d’un humour intelligent. Le travail graphique de Jean-Philippe Daudet est également à souligner.

À eux seuls, les titres résument les intrigues, mais sans en dévoiler les secrets. Le coq qui a perdu son cri nous raconte l’histoire de Clément qui, grâce à son grand-père, saura assumer sa différence. Quant au livre Le lapin qui ne se brossait pas les dents, nous y trouvons Léo, un lapin en apparence tout à fait normal, mais pour lequel, vous aurez compris, ça se gâte rapidement!

Et puis il y a celui à qui j’accorde la palme d’or: Le caniche qui avait peur du coiffeur. Cet album nous plonge dans la vie et les drames de Claudette Royal, superbe caniche qui a horreur de la tondeuse du coiffeur. Pour un caniche, vous imaginez les complications! Je ne veux pas vous dévoiler l’intrigue – de toute façon vous ne me croiriez même pas – mais j’ai tellement ri que mes épaules sautent encore! Vous, les grands, ne boudez surtout pas votre plaisir. Vous allez adorer cet album autant que les enfants. Drôle, intelligent, étonnant, savoureux… autant de qualificatifs que je pourrais inscrire en hashtag clignotants au-dessus de ce livre dont la réalité est plus qu’augmentée. Elle est carrément déjantée! J’ai adoré. Ça paraît, n’est-ce pas?

32484585_10155512519143225_5296120320111935488_nPour votre info, les Éditions Alska ont été fondées en 2016 par cinq complices: Ghislain Dufresne et Marie-C. Lachance (tous deux sortis de l’École nationale de l’humour), Mike Pelland (issu des milieux télévisuel et cinématographique), Isabelle Froment (qui vient des milieux de l’animation culturelle, du cinéma et de la production télé) et Jean-Philippe Gaudet (graphiste).

Courrez vite vous procurez ces trois albums!

Lachance, Marie-C. (2016). Le coq qui avait perdu son cri (illustré par Mike Pelland). L’Épiphanie: Éditions Alaska.

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Lachance, Marie-C. (2017). Le lapin qui ne se brossait pas les dents (illustré par Mike Pelland). L’Épiphanie: Éditions Alaska.

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Lachance, Marie-C. (2017). Le caniche qui avait peur du coiffeur (illustré par Mike Pelland). L’Épiphanie: Éditions Alaska.

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Sylvain

 

La bête à 4 z’yeux

31959905_10155497130008225_7922822254197473280_nVoilà du grand Caroline Merola. Ah! Le bonheur de plonger dans cet album, page après page. Et, pour arriver à la fin, avec une surprise qui nous fait tout reprendre depuis le début. J’ai adoré!

«Un beau matin, à l’orée du petit bois, Sam et Ingrid discutent. Samedi, il y a une fête chez Lulu et chacun apporte son goûter». L’oiseau qui espionnait les deux petites souris comprend tout de travers. Et voilà, la machine à rumeurs est lancée! De l’un à l’autre, elle enfle et enfle encore: un monstre velu et méchant rôde dans la forêt. Oh là là!

Un magnifique album où Merola, avec tout le talent qu’on lui connaît, illustre pour notre plus grande joie la machine à rumeur. L’album idéal pour démontrer aux enfants qu’il ne faut pas croire tout ce qu’on entend sans vérifier les faits… et nos sources.

Une très belle et rigolote fable, magnifiquement illustrée, où les enfants en sortiront grandis et se seront bien amusés.

Avec plus de 40 titres à son actif, tantôt traduits en anglais, en tchèque ou en espagnol, tantôt en coréen ou même en arabe, Caroline Merola signe ici une oeuvre magnifique qui fera elle aussi le tour de monde, c’est certain!

Oh! Mais suis-je en train de partir une rumeur? Chose certaine, vous allez adorer cet album vous aussi.

Merola, Caroline (2018). La bête à 4 z’yeux. Montréal: Édito Jeunesse-Gallimard Ltée Jeunesse.

Sylvain

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Chloé et sa copine de lecture

31503068_10155482224958225_3756780925711548416_nVoici un album qui a piqué ma curiosité! Au point qu’après sa lecture, je me suis mis à fouiller pour finir par découvrir que l’histoire qu’on y raconte, à la fois simple et fabuleuse, se déroule pour vrai, ici et là. Mon amie Sylvie, zoothérapeute, m’a elle aussi confirmé l’existence de ce quasi «petit miracle».

Je savais que des gens vivant avec un handicap pouvaient, en partageant leur vie avec un chien dressé pour les aider, vivre plus aisément. Mais je ne savais pas qu’un enfant qui éprouve de graves problèmes de lecture pouvait transformer sa réalité en lisant… à un chien!

Dans ce très bel album, écrit et illustré par Lisa W. Papp – Author & Illustrator, nous découvrons Chloé qui n’aime pas lire. Ni les livres, ni mêmes les revues. À la bibliothèque, où oeuvre une bibliothécaire fort audacieuse, Chloé rencontre Bianca, une adorable et grande chienne blanche à qui elle fera la lecture… avec bien des difficultés au début. Mais, au fil des câlins et de la patience de Bianca, Chloé fera de grands progrès.

Je ne vous raconte pas tout, car d’autres surprises vous attendent dans cet album où l’on se sent bien! Comme si nous étions, nous aussi, tout collé-collé contre une adorable chienne qui pose sur nous son regard tendre et complice. Une Bianca, qui nous enveloppe de sa chaleur et de son affection.

Cet album séduira petits et grands. Il nous montre qu’il faut parfois oser faire autrement pour toucher la joie et se libérer de nos craintes. Un album tout doux qui fait du bien!

Papp, Lisa (2017). Chloé et sa copine de lecture. Toronto: Éditions Scholastic.

Sylvain

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